Vous vous apprétez à lire et découvrir le bilan de mes compétences acquises au fil de mes années d’études, du BTS au Master 2. Un bilan que j’ai tenté de réaliser avec le plus d’objectivité possible, même si l’exercice est complexe car j’ai encore peu de recul et beaucoup de notions nouvelles animent mon esprit curieux. L’année d’alternance à Swello à permis de mêler mes compétences théoriques à des cas réels et concrets, il n’y a rien de plus enrichissant et gratifiant.
J’évolue dans un domaine en perpétuelle évolution, où du jour au lendemain, les outils, les pratiques, et ce sur quoi sont basées nos connaissances et notre légitimité à exercer peuvent être remis en question. Ce que je maîtrise aujourd’hui peut devenir obsolète demain. L’intelligence artificielle, aussi impressionnante soit-elle, transforme déjà mon métier. À mon avis, les technologies vont tellement évoluer d’ici quelques années qu’il est difficile de se projeter dans un métier particulier en lien avec le digital, rendant mes compétences techniques presque illégitimes.
Je distingue alors deux types de compétences : celles dites éphémères, et celles que je considère comme pérennes. Les premières sont techniques, précises, souvent liées à un contexte ou une époque. À l’image de certains chapitres de mathématiques, qui, honnêtement, se souvient vraiment des exponentielles ou de la trigonométrie ? Malgré les heures passées à les apprendre, je serais aujourd’hui bien incapable d’en discuter. Les secondes, en revanche, sont durables : la curiosité, la sensibilité, l’ouverture d’esprit, l’adaptabilité ou encore la capacité à apprendre par soi-même. Autant de qualités humaines qui, selon moi, façonnent un professionnel capable de s’adapter à la complexité du monde digital, bien plus que la simple maîtrise d’un outil ou d’un langage.
Ce bilan lui aussi m’a ouvert l’esprit quant à la compréhension de mon propre processus d’apprentissage. Avant de maîtriser l’optimisation d'articles SEO, concevoir des stratégies, pouvoir coder un portfolio, piloter un projet éditorial, j’ai appris à être curieuse en me confrontant à des sujets que je ne maîtrise pas. J’ai posé des questions, eu des conversations qui m’ont amené à voir les choses sous un angle différent, été à l’écoute de ceux qui maîtrisent mieux un sujet et m’en inspirer. Je me suis montrée courageuse en m’attelant à des défis qui me semblaient inaccessibles, comme la création d’un portfolio en langage informatique, que j’ai pu accomplir grâce à des outils, de la persévérance et des efforts personnels.
Enfin, toutes mes expériences et cette fiche synoptique me font penser finalement que les compétences techniques ne sont qu’une conséquence des qualités humaines. L’intelligence artificielle représente une opportunité pour aller plus loin, mais elle ne remplace ni l’humain, ni la capacité à donner du sens à ce que l’on fait. C’est cette posture d’apprentissage permanent, nourrie par la curiosité et la résilience, qui me permettra de continuer à évoluer dans le domaine du digital.